Comment dorment les skippers pendant une course ?

Comment dorment les skippers pendant une course ?

20 juin 2019 Skippers 0

Lorsque les skippers se lancent dans une course pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines, comme par exemple la Solitaire du Figaro, ou les transat en solitaire, il faut bien qu’ils dorment à bord de leur embarcation. Mais comment font-ils ? Christophe Bejach, nous explique tout.

Le cycle du sommeil

Comme tout le monde, les skippers ont besoin de dormir et, comme tout le monde, leur sommeil se décompose en plusieurs phases. On commence tous par une phase de sommeil lent (léger puis profond). Pendant cette phase, notre cerveau tourne au ralenti. Synonyme de sommeil réparateur, elle permet à notre corps de se régénérer. Elle dure entre 70 et 90 minutes.

Ensuite, on entre en phase de sommeil paradoxal pendant, environ, quinze minutes. Son nom vient du fait que l’on est totalement immobile, alors que notre cerveau, lui, est hyperactif. C’est d’ailleurs pendant cette phase que nous rêvons.  

Ces deux phases (sommeil lent et paradoxal) constituent un cycle. En moyenne, nous enchaînons quatre à cinq cycles par nuit.

Le sommeil des skippers

Forcément quand on est seul sur un bateau en pleine course, il n’est pas question de dormir 8 heures d’affilé. L’idée est donc de répartir ces cycles de sommeil tout au long de la journée. S’il le faut, les skippers peuvent se contenter de courtes siestes de 20 minutes.

En moyenne, pendant une course, les navigateurs ne dorment qu’entre 2 et 3 heures toutes les 24h par petites phases. Il leur est important de dormir un minimum pour ne pas être trop fatigué et éviter de faire des erreurs, ou d’avoir des hallucinations dues au manque de sommeil.

Enfin, les skippers se reposent beaucoup sur les pilotes automatiques, qui ont fait de gros progrès mais ne barrent évidemment pas aussi bien qu’un skipper, et programment plusieurs alarmes avant de dormir afin de les prévenir en cas de risque de collision ou si les réglages du bateau doivent être modifiés, par exemple. Vous pouvez en apprendre d’avantage sur Christophe Bejach ici